Monsieur le Président, Mes cher(e)s collègues,

Ce budget nous montre une nouvelle fois cette année la volonté de l’exécutif du Grand Lyon de mener une gestion de bon père de famille, mais de bon père de famille à la fois dynamique et rigoureux. En bon père de famille, les recettes de fonctionnement augmentent de 3,8 % et les dépenses de seulement 2,8 %.

L’augmentation des recettes du Grand Lyon est d’autant plus remarquable que les recettes provenant de l’Etat seront en diminution : près de 4,6 millions d’euros de moins qu’en 2010. Notre ministre des collectivités territoriales, Philippe Richert, a déclaré le 20 décembre dernier, que les dotations de l’Etat aux collectivités locales progresseraient de 3 à 4 % d’ici 2015 : d’une part il se garde bien de préciser qu’elles ne compenseront pas intégralement les pertes dues à la réforme du financement des collectivités, et d’autre part il s’empresse d’ajouter que ce ne sont que des prévisions pour bien se prémunir de toute critique postérieure. Par ailleurs, une analyse fine de la loi de finances 2011 montre bien comment le gouvernement a bloqué les compensations de l’Etat pour es collectivités.

Pour ce qui concerne les dépenses, prenons juste comme exemple l’évolution des dépenses de personnel pour montrer une gestion maîtrisée : l’augmentation de ce poste de dépenses est limitée au juste recrutement des agents nécessaires pour exercer les nouvelles compétences, transférées en 2010 et 2011 (et qui je le rappelle ont été votées à l’unanimité), et aux incidences des évolutions réglementaires incontournables agissant sur la masse salariale (SVT, augmentation de la valeur des tickets restaurants …). le ratio des dépenses de personnel par rapport aux dépenses réelles de fonctionnement est d’ailleurs en dessous la moyenne nationale des Communautés urbaines (20 % contre 24 %).

Cette bonne gestion des deniers publics nous permet d’accroitre notre autofinancement de plus de 9%, garantissant ainsi un bon niveau d’investissement (tout en maîtrisant notre emprunt) nécessaire à la réalisation du plan de mandat comprenant des projets importants. Je peux citer entre autres : la confluence, le 2ème tube de la croix rousse, le cours Emile Zola à Villeurbanne, le parc Sergent Blandan, le projet Garibaldi ou encore le pôle multimodal d’Oullins.

En résumé, le Grand Lyon se donne les moyens de réaliser ce qu’il a promis de faire.

Monsieur le Président, mes chers collègues, je ne peux tout de même me soustraire aux traditions de ce début d’année : émettre des vœux et prendre de bonnes résolutions :

En 2002, la dette de l’Etat était de 900 milliards, soit 60% du PIB. En 2012, la dette de la France sera de 2000 milliards, soit 94% du PIB. La charge de la dette atteindra donc 3,7 % du PIB. A taux d’intérêt moyen constant, cela représente 750 euros par actif de plus qu’en 2008 soit 2700 euros par actifs. Alors que la crise économique a touché tout le monde, entreprises comme particuliers, le gouvernement n’a en rien modéré son endettement mais en plus il se plaît à détruire la capacité des collectivités à générer leurs propres recettes et donc leurs investissements, pourtant créateurs de richesses et d’emplois.

Mon premier vœu pour cette année 2011 serait que le Président de la République nous explique pourquoi nos enfants et petits enfants devraient hypothéquer leur propre avenir pour rembourser la dette colossale qu’un gouvernement aura contracté pour satisfaire les plus fortunés de notre pays et pour mettre en danger le socle commun de notre état : les services publics. Vœu pieu me direz vous puisque le dialogue n’est pas le fort de notre Président de la République.

Mon second vœu, Monsieur le Président, mes chers collègues, serait que le modèle politique lyonnais et grand lyonnais inspire largement nos futurs dirigeants nationaux : gestion dynamique et rigoureuse, créatrice de croissance, promouvant le vivre ensemble par la solidarité, le développement économique et le développement durable. J’espère que celui ci ne restera pas un vœu pieu.

Et pour contribuer à ce qu’il se réalise, une bonne résolution pour le groupe socialiste : voter une nouvelle fois ce budget, continuer à porter notre projet politique, l’expliquer toujours et encore à nos concitoyens et je suis sûr qu’ils nous feront alors confiance, bientôt, pour gérer la France aussi bien que le Grand Lyon : ce sera pour 2012 certes, mais il faut savoir anticiper !!!