La crise du logement est au cœur de la question des inégalités. La fondation Abbé Pierre nous alerte sur le mal-logement en France :

- Plus de 1 000 000 de personnes sont privées de domicile personnel et vivent à l’hôtel, dans des habitats de fortune (cabanes, tentes, en camping ou mobil-home, hébergées chez des tiers…)

- Plus de 600 000 enfants sont victimes du mal logement. Autant de scolarités saccagées.

- Plus de 2 200 000 personnes vivent dans des conditions de logements très difficiles : logements dépourvus du confort de base (WC, douches, chauffage,…) en situation de surpeuplement

- Plus de 6 000 000 de personnes sont en situation de réelle fragilité à court et moyen terme : copropriétés dégradées, impayés de loyer

Face à cela, le gouvernement ne cesse de baisser les aides au logement.

Le gouvernement vient d’annoncer son projet de prélever sur les organismes HLM la contribution sur les revenus locatifs soit :1 MILLIARD D’EUROS EN TROIS ANS

alors que :

- 96 % des locations privées sont exemptées de cette contribution

- La loi Scellier favorise la construction de logements privés

- Le bouclier fiscal continue de protéger les plus hauts revenus

Cette mesure s’ajoute à la diminution régulière des aides à la construction depuis plusieurs années.

Confirmée, poursuivie, cette mesure annoncerait le désengagement total de l’État de la construction et de la réhabilitation du logement social.

Ces mesures entraîneront une baisse de la construction de 20 000 logements sociaux par an.

Dans l’agglomération lyonnaise, malgré les efforts des communes et de Grand Lyon qui construisent 4 000 logements par an, 50 000 foyers sont en attente d’un logement social.