Un des leitmotiv de la politique du Gouvernement est de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux pour faire des économies. Ce que nous observons c'est que cette politique favorise les grosses administrations et les plus sous productives.
Ce n'est pas moi qui le dit mais la cour des comptes. En effet, elle dénonce "une démarche purement quantitative qui ne prend pas en compte une dimension plus qualitative basée sur l'analyse des missions".
Un exemple de paradoxe : le ministère de l'intérieur dont les effectifs ont augmentés depuis 10 ans de 12% (ce qui représente 1 fonctionnaire pour 250 alors qu'au Royaume Uni ils sont 1 pour 380 habitants) sont principalement affectés à des tâches d'administration et non de terrain. Au centre Pompidou à Paris, 1100 agents vont partir à la retraite, le gouvernement applique la règle "bêtement" ce qui supprime 200 postes sans se soucier du fonctionnement du centre.

Cette mise en application uniforme de cette règle montre combien le gouvernement procède de manière comptable sans ce soucier de l'efficacité de ses administrations. On notera enfin que le gouvernement n'a pas du tout serré la vis dans les agences publiques puisque ces agences ont créé près de 50000 emplois alors que les administrations en supprimaient 75000. Cherchez l'erreur !

Qu'il faille faire faire des économies à l'Etat c'est une certitudes mais pourquoi ne pas analyser d'abord le fonctionnement des administrations et le besoin en service public de nos administrés pour mettre en oeuvre une politique rationnelle. Et puis pourquoi ne pas remettre en cause le bouclier fiscal et toutes les autres exonérations fiscales qui ne profitent qu'à une catégorie de la population.
Je veux rappeler enfin, que le service public à la française est un bien commun et que les français y sont très attachés car ils savent combien l'égalité d'accès à un certain nombre de service de base peut être remis en cause si seul le secteur privé en était en charge.